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Monsieur R a été admis en maison de retraite pour les raisons suivantes :
- il déambulait dans son appartement et parfois la nuit alors que son épouse qui vivait seule avec lui dormait.
- il était agressif par moment lorsqu’on était en désaccord avec lui.
A son admission, son épouse a sollicité une place dans un service classique et le médecin coordinateur était d’accord.
Mais, au fil des semaines, l’équipe soignante s’est rendu compte qu’avec ses troubles cognitifs, il pouvait bénéficier d’un meilleur accompagnement dans un service spécialisé.
Le médecin coordinateur a expliqué cela à son épouse et à ses enfants.
Ils étaient plutôt hésitants au départ mais, grâce aux multiples explications de l’équipe pluridisciplinaire, ils ont compris que s’était ce qu’il y avait de mieux à proposer pour le bien de leur père.
Ils ont validé cette proposition et monsieur R avait été transféré en Unité de Vie Protégée (UVP).
En UVP, son épouse lui rendait visite au rythme de six jours dans la semaine, elle l’amenait à la cafétéria de la structure, le promenait à l’intérieur de l’établissement ou à l’extérieur si le temps le permettait.
Parfois, elle lui ramenait des desserts qu’elle avait préparés et lui donnait ces desserts lors de la collation puis elle restait avec lui du début jusqu’à la fin de l’après-midi.
Elle participait aux activités proposées par les soignantes ou par l’animatrice de la structure à ses côtés.
Sa fille, qui habitait la même ville, venait voir son père régulièrement parfois seule ou parfois avec son époux.
Elle proposait une aide à la marche à son père avec son déambulateur quand son état de santé le permettait encore.
Plus tard, elle le promenait en fauteuil roulant, elle avait une relation très fusionnelle avec lui.
Elle invitait ses parents chez-elle lors des grandes occasions (anniversaire, Noël…) elle venait chercher son père en compagnie de sa mère le matin et le ramenait en fin de journée parfois après le diner.
Monsieur R indiquait qu’il appréciait ces moments passés en famille.
Son autre fille avec son mari, son fils et ses petits-enfants ainsi que sa sœur, déjà âgée, avec son époux lui rendaient aussi visite quand ils pouvaient.
Sa sœur l’invitait chez-elle lors des anniversaires et ramenait de temps en temps des friandises, des gâteaux … pour tout le monde.
Son épouse et sa fille qui habitaient la même ville veillaient à ce que monsieur R ne manque de rien.
S’il y avait le moindre problème concernant la prise en soins de monsieur R, elles en parlaient d’abord aux soignantes du service.
Si le problème n’était pas réglé dans les plus brefs délais, elles allaient solliciter la cadre de santé.
Si cela ne suffisait pas pour trouver une solution, elle se rendaient ensemble ou seules chez le médecin coordinateur.
Si monsieur R avait un problème de santé et, les infirmières débordées ne parvenaient pas à joindre son médecin traitant, son épouse et sa fille se rendaient à son cabinet pour indiquer son problème.
Parfois elles ramenaient le médecin traitant le jour même ; sinon le médecin traitant passait l’ausculter le lendemain.
Un jour, il a eu un problème plus grave et son état de santé s’est dégradé de jour en jour.
Il n’a pas pu se rétablir.


