Cas de figure : Monsieur X et Mme A

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« …, les humanités, et notamment la philosophie, défendent une approche du soin globale, dans laquelle la vulnérabilité du patient est prise en compte sans jamais la renforcer, ni la considérer comme synonyme d’incapacité. »

CYNTHIA FLEURY

Mesdames, messieurs,

Sachez que les situations sont en train de changer dans ces structures pour certains résidents et certaines familles.

Ils ont compris que ces structures feront toujours de leurs mieux qu’elles peuvent pour accompagner les résidents avec les moyens dont elles disposent.

Certains résidents et certaines familles ont décidé de faire bouger les lignes comme le montrent ces exemples :

Les résidents

Permettre aux résidents de réaliser ce qui est en leur pouvoir, ce pourrait être un germe d’un avenir à nouveau envisageable.

Monsieur X

En accord avec l’équipe soignante et la directrice, il sortait faire ses courses en toute autonomie au centre-ville.

L’EHPAD était situé à dix minutes de hyper- centre de la ville.

Mais, lorsqu’il avait perdu partiellement son autonomie, l’équipe soignante savait que cette sortie était importante pour lui.

Elle avait demandé à l’animatrice de lui proposer de faire partie du groupe des résidents qui participaient régulièrement à la sortie courses s’il souhaitait continuer à faire ses courses.

Il était ravi.

Les familles

Toutes ces familles dont nous allons parler ne se contentaient pas seulement de proposer une aide ponctuelle à leur proche.

Elles leur racontaient également leurs vies quotidiennes et leur donnaient des nouvelles des autres membres de leur famille.

Ces moments partagés permettent :

* de rompre l’isolement,

* d’éviter les crises narcissiques …

On dit souvent : « Un vieillard » isolé est déjà mort et un « vieillard » relié est toujours vivant.

Les deux enfants de Mme A

Mme A était atteinte de la maladie l’Alzheimer.

Un fils qui habitait L’Alsace et une fille qui travaillait dans le sud de la France.

Son fils lui rendait visite régulièrement ou parfois en compagnie de son épouse.

Il lui ramenait ses friandises préférées, la promenait dans le service ou discutait avec elle.

Il appelait sa sœur en visioconférence pour qu’elle puisse parler à leur mère quand Mme A était en état ou juste la voir sa fille pendant qu’elle était en ligne avec son frère quand il s’agissait « d’un jour sans » pour Mme A.

Et, si sa fille n’était pas disponible, elle souhaitait que son frère lui envoie avant la fin de sa visite une photographie du jour de leur mère.

Elle avait encore quelques moments de lucidité.

Lorsque des troubles cognitifs revenaient de nouveau et qu’elle n’avait plus l’air de comprendre ce que lui disait son fils, ses réponses devenaient incohérentes, son fils continuait quand même à lui communiquer des informations sur sa vie, celle de sa fille, des petits enfants….

Quant à sa fille, puisqu’elle ne pouvait pas venir régulièrement, elle avait engagé un homme de compagnie qui l’amenait souvent à la cafétaria de l’établissement pour manger une pâtisserie et boire avant de lui proposer une promenade.

Sa fille lui avait acheté un réfrigérateur (son frère et l’homme de compagnie y mettaient surtout ses desserts préférés) et un téléviseur (un grand écran plat).

Madame A aimait regarder des reportages quand elle était calme.

Sa fille lui achetait toujours des vêtements à la mode et pratiques pour l’aide à l’habillage et au déshabillage lorsque madame M était agitée.

A la demande de sa fille, la coiffeuse de l’établissement s’occupait de sa mère une fois par semaine en fonction des consignes qu’elle lui donnait par téléphone ou par le biais de l’homme de compagnie (elle réglait les factures).

Son frère lui envoyait une photographie de leur mère à chacune de ses visites et l’homme de compagnie faisait des comptes rendus constamment.

S’il y avait quelque chose qui ne lui convenait pas au niveau de la prise en soins globale de sa mère, elle téléphonait rapidement à la directrice des soins pour demander des explications.

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