Cas de figure : Madame F.

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Retour d'expérience

Cette autre famille dont la mère vivait encore seule dans son appartement après le décès de son époux.

Elle commençait à avoir des pertes de mémoire de façon récurrentes et des troubles cognitifs. Son maintien à domicile devenait anxiogène pour ses deux enfants.

Sa famille a proposé une entrée dans une maison de retraite.

Elle était d’accord mais n’avait pas imprimé qu’elle allait y vivre définitivement et qu’elle ne pourrait plus rentrer dans son appartement.

Tout allait bien le jour de l’admission dans un service classique de la structure.

Le lendemain, elle interpellait constamment l’équipe soignante :

« Si vous ne me ramenez pas chez-moi, je vais me défenestrer ».

Dès qu’elle a brandit cette menace plusieurs fois, le médecin coordinateur a décidé de la transférer en Unité de Vie Protégé (UVP) pour éviter qu’elle ne mette sa menace à exécution même si ses troubles cognitifs étaient encore relativement légers.

En UVP, elle a pleuré par intermittence pendant deux jours mais, on arrivait à la calmer par moment avec une écoute active.

L’équipe soignante a fini par faire appel à un médecin généraliste qui lui a prescrit un traitement pour la calmer.

Elle refusait parfois de le prendre en verbalisant que l’équipe soignante voulait « l’empoisonner » pour qu’elle ne rentre plus chez-elle.

Elle répétait constamment qu’elle voulait rentrer chez-elle.

Lorsque ses enfants se sont rendu compte qu’elle allait rester définitivement en UVP, service où les résidents sont atteints de pathologies neuro évolutives qui induisent des troubles du comportement (désinhibition, agressivité, déambulation, cris par moment …).

Ils n’étaient pas satisfaits mais le médecin coordinateur leur a expliqué que le seul secteur sécurisé de l’EHPAD était l’Unité de Vie Protégée.

Comme leur mère indique encore de temps à autre son envie de se défenestrer si on ne la laisse pas rentrer chez-elle, il vaut mieux qu’elle reste en UVP définitivement.

Ces enfants étaient un peu frustrés parce qu’ils se rendaient bien compte que, par rapport aux autres résidents du service, leur maman avait des troubles relativement légers.

Si cette famille avait solliciter une équipe pluridisciplinaire formée au début des troubles cognitifs de leur mère comme je l’explique dans ma correspondance  » ENTREE EN EHPAD », cette équipe gériatrique aurait anticipé certains problèmes et les aurait permis de l’accompagner là où ils souhaitaient qu’elle soit admise, dans un service classique de la maison de retraite entourée d’autres dames de son âge encore capables de discuter avec elle, sans frustration.

Je vous proposerai d’autres exemples dans les semaines à venir.

Notre capacité à nous adapter à leur situation à l’instant « T » sans le culpabiliser et notre bienveillance ne peuvent que leur faire du bien.

La suite dans ma correspondance ENTREE EN EHPAD.

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